10.La nuit est loin d’être terminée…

Peut-être que j’ai rêvé, après tout. C’est ce que je me suis répétée, pendant de longues minutes… J’en ai perdu la notion du temps. Il ne faisait pas très sombre, dans la chambre. La fenêtre était fermée, mais les rideaux n’étaient pas tirés.

Je me suis demandée quelles sont les chances pour qu’un évènement pareil se produise ? Eduardo et moi ? Non, ça ressemblait à une blague de mauvais goût.

– Hum…

Bon, ok… Ce grognement ne venait pas de moi… Sa présence était bien réelle, à mes côtés. Pourtant, je tentai désespérément de me convaincre du contraire. Ce serait si facile si tout ceci n’était qu’un songe d’une nuit de Saint-Valentin mal fichue.

De retour au boulot, j’aurais feint l’ignorance face à Clémence, qui m’aurait questionner à propos de Nathan. Oui, j’ai remarqué qu’elle était plus fasciné par lui, en couple que par Eduardo, célibataire.

J’ai soupiré, doucement. Assez pour que j’entende mon souffle, assez pour ne pas réveiller Eduardo. Et mon esprit a commencé à divaguer sur Clémence, sur ses possibles travers. Cela m’a distrait et je m’en sens un peu coupable. Aller chercher la paille dans l’œil du voisin, alors que j’ai une poutre accrochée à moi…

Mais, cela m’a calmée, un peu. Je me suis senti plus détendue. Mes bras étaient sur la couverture, bien étendus le long de mon corps. Enfin, à peu près pour celui qui servait d’édredon pour mon compagnon…

Puis, les yeux ouverts, j’ai fixé le plafond. Il ne faut que peu de temps pour que mon attention se reporte sur mon ouïe.

Je pouvais encore percevoir des signes d’agitation au rez-de-chaussée. La fête n’était pas encore terminée. Oserai-je lâcher Eduardo et filer à l’anglaise ? Mais, qui appeler, à cette heure-ci ? Demander de l’aide à Nathan ? Jamais de la vie ! Plutôt mourir !

Quand mes pensées se sont calmées, j’ai perçu la respiration d’Eduardo. Je jetai un regard timide sur lui. Il semblait paisible. Et…

Et oui, cher journal. Je me suis enfin posée la bonne question. Pourquoi j’essaie tant de le fuir ? Après tout, il m’a toujours semblée plus sympathique que Nathan, bien que qu’Eduardo soit trop volage et séducteur à mon goût.

Mais… Si c’est juste pour une nuit… Je n’ai de compte à rendre à personne… Eduardo est libre, tout comme moi, donc…

Et puis, il est plutôt canon…

A cette pensée, j’ai dégluti et je me suis répétée de ne pas m’attacher à lui de cette façon. Avec lui, on ne sait jamais… Et avec Nathan dans les parages, ma poisse était bien sûr au rendez-vous.

J’ai cru que mon cœur allait s’arrêter lorsque quelqu’un frappa à la porte de notre chambre.

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