9. Un weekend en « namoureux »…

C’est parti pour la suite et la fin de ce weekend catastrophique ! Mais, est-ce vraiment si catastrophique que ça ? Oui, oui ! Bien sûr que ça l’est ! Dans quel monde faire ça avec… Bref, je m’égare…

Déjà que je n’étais pas du tout emballée par cette ambiance de la Saint-Valentin, je devais aussi ne pas regarder « Darling » et sa miss.

Oh, mon dieu, qu’elle est saoulante ! Sa voix est irritante et va exagérément dans les aigues. Ce n’est pas une voix naturelle. On sent qu’elle se force pour parler ainsi. Moi, jalouse ? Non, jamais de la vie ! Je plains surtout ce pauvre Nathan… Bon, d’accord… Elle est jolie (j’ai jeté quelques coups d’oeil furtifs), bien foutue et oui, faut reconnaître qu’elle est loin d’être bête et qu’elle est plutôt cultivée. Elle a l’air d’être calée en économies. C’est peut-être de cette façon qu’elle a rencontré Nathan.

-Théo ? m’appelle doucement Eduardo.

-Quoi…

-Arrête de manger ton pull…

-Oh !

Je regarde le bout de mon pull avec dégoût. Il est tout déformé et… baveux ! Je le secoue discrètement au niveau de mes cuisses et fais comme si de rien n’était.

-Hé…

Je me tourne vers Eduardo qui fait un geste de la tête. Honnêtement, je ne vais pas décliner une offre qui m’éloigne d’ici ! Mais avant de me rejoindre, je le vois partager des messes basses avec Clémence, qui sourit et me décoche un clin d’oeil dès la fin de leur échange.

Après une petite incompréhension, je me dis qu’il nous excuse certainement pour ne pas rester plus longtemps ! Et comme d’hab, il a joué de son charme : sacré Eddy !

Sauf que… Sacré Eddy me prend la main et nous montons au premier étage.

-Nous ne partons pas ? je demande, perplexe.

-Pourquoi veux-tu t’en aller, alors que nous pouvons passer un agréable weekend ?

-Euh… Parce que ce n’est pas ce que j’appelle un agréable weekend ? je répète, agacée.

Eduardo m’ignore complètement, tandis qu’il vérifie les numéros improvisés sur les chambres.

-C’est un hôtel, ici ?

-Non, ils ont organisés ça pour faciliter le weekend pour les couples.

-Mais, je ne suis pas en couple, je bougonne. Je suis venue avec Clémence, c’est tout…

-Tu m’as moi ! claironne-t-il en ouvrant une porte.

Il s’y engouffre et me tire par le bras.

-Je préfère m’en aller… j’insiste, observant tout de même la décoration de la chambre pendant qu’Eduardo referme la porte.

Le son de la clé ne me dit rien de bon…

-Pas besoin de fermer, je m’en va…

Eduardo me cloue littéralement le bec… avec ses lèvres…

Alors, là, cher journal, si je pouvais remonter le temps et arriver pile poil au moment où mon moi de seize ans a entendu de la bouche d’Eduardo qu’elle était trop simple pour l’intéresser et lui raconter ça ! Et non, je n’ai pas spécialement changé, pour le plus grand malheur de Zacharie… Je suis toujours simple, d’où mon étonnement. J’ai beaucoup de questions à lui poser, à cet idiot qui se permet de…

Je viens de couiner comme une souris, lorsqu’il a… et bien… intensifié ce baiser… Et merde… Pourquoi j’ai des papillons ? Ils ne se sont pas désséchés depuis le temps ?

Un célibat de quatre ans peut nous faire faire n’importe quoi… J’en ai la preuve…

Ma raison a repris ses droits un peu plus tard, un peu trop tard.

Sa tête posée sur ma poitrine, ma main dans ses cheveux, mes yeux fixant le plafond.

-Ouais, trop tard…

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