8. Un Valentin… Ou deux ? Ou… Aucun ?

Cher journal…

Bordel, qu’est-ce que j’ai fait ? 

Je n’arrête pas de soupirer et de boucler une de mes mèches, tant je suis nerveuse à l’idée de raconter la suite de ce weekend catastrophique… Alors, non, il n’y a pas eu de fin du monde (dommage !). Une attaque de zombies affamés de chair fraîche me parait plus sympa…

J’ai attendu deux bonnes heures avant qu’Eduardo ne fasse son apparition. Pas seul, bien entendu. J’ai cru que mon coeur allait me lâcher sur ce coup-ci : Nathan était avec lui, avec sa copine. Je suis persuadée qu’ils ont parfaitement entendu mon couinement défaitiste. Je ne voulais pas le voir lui et encore moins sa chérie qui se cramponne à son bras en répétant « Darling ». J’en frisonne encore d’horreur… Comme je ne voulais pas les voir et bien… Je ne les ai pas regardé dans les yeux. J’ai visé leur front. Même si c’est malpoli, ça a au moins eu le mérite de calmer mon fichu palpitant !

Une preuve que mon sourire était faux et forcé ? Juste après un bref salut où je me suis écartée pour les laisser entrer, Eduardo m’a pincée les joues et m’a conseillée de me détendre.

Lui… 

Dès que le couple a passé la porte, j’ai attrapé Eduardo par le col et je l’ai traîné dehors.

-Tu peux me dire à quoi tu joues ?

-Rien, ils étaient avec moi.

-Et tu ne pouvais pas le préciser ? tempêtais-je.

J’ai soupiré et me suis recroquevillée, le front collé sur mes genoux. Eduardo a caressé ma tête. Puis, il a murmuré :

-Ca fait 4 ans, Théo… Il est temps de tourner la page, tu ne penses pas ?

Cet idiot a raison. Je le sais…

Ma soirée fut similaire à la précédente avec Gabriel : moi, au bar. Sauf qu’il n’y avait pas de barman. Donc j’ai joué le rôle de la serveuse et de l’alcoolique ! Pas besoin de préciser les regards interloqués de certains dans ma direction… Au début, je m’en fichais, mais ils ont dû toucher quelques mots à Clémence qui est venue me parler. Enfin… C’était plutôt des reproches… Qu’elle ne s’attendait pas à ce que je me comporte ainsi, que je ne m’intégrais pas, et que je devais prendre en compte le statut de Nathan. Ce dernier reproche m’a prise au dépourvu. Apparemment, celui de Nathan était découvert, tandis que ceux d’Eduardo et du mien étaient encore sous silence. Vu comment on me percevait, je me voyais mal dire la vérité en clamant haut et fort mon propre statut et mon ancienne relation avec Nathan. Là, on aurait accusé les effets de l’alcool sans aucune hésitation !

C’est en me sentant humiliée que je dus quitter le bar et me mêler à la foule des langues qui s’emmelaient. Au moins, cet idiot d’Eduardo, lui, était libre. Je m’assis sur l’accoudoir de son fauteuil et fis semblant de m’intéresser à leur conversation.

Mon weekend aurait pu se terminer comme ça. Une conversation de groupe ponctuée de baisers bruyants. Une nuit agitée et le lendemain, retrouver mon appartement pour me jeter sur toi, cher journal. Hélas, ça ne faisait que commencer…

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