5. Par la fenêtre…

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Je me suis réveillée avec une migraine et l’envie de m’arracher les yeux… Après un médicament, une douche et un café, je me suis pelotonnée sous ma couverture. Un roman, une pause thé. Un second roman. Une seconde pause thé. Je ne voulais penser à rien. Et lire m’y aide. Mais je ne pouvais pas fuir éternellement ma bêtise. Qu’est-ce qui m’a pris de donner une telle réponse à Eduardo ? Qu’est-ce qui m’a pris de poser LA question concernant Nathan ? Je me suis sentie misérable… Et le pire en ayant faussement déclaré que je fréquentais Zacharie… Si Eduardo en parle à Alejandro, je peux être certaine que Zacharie va me tirer les oreilles. Et il y a Julie, aussi… J’ai été égoïste et cela risque de causer des étincelles par ma faute. J’ai vérifié l’heure. Il était 18h. Je n’ai pas eu le choix. Je devais parler à Julie et à Zacharie. Je le fis. En traînant des pieds et en maudissant mon attitude sur le chemin… Finalement, j’arrivai à destination. Je m’éclaircissais la gorge avant de sonner à leur porte. Julie m’ouvrit et m’accueillit avec un grand sourire. Ce qui me perturba d’autant plus. Elle m’annonça que Zacharie était absent. Je lui déclarai que j’avais quelque chose à lui avouer. Elle m’invita à entrer et servir du thé. Je conservai le silence tant qu’elle était debout. Quand elle déposa la tasse fumante devant moi, j’observai mon reflet perturbé par les ondes.

– Tu as quelque chose d’important à me dire ?

– Oh Oui…. Et bien…

Et je lui racontait tout depuis ma rencontre avec Eduardo. Julie m’écouta sans broncher. Sans m’interrompre une seule fois et ne tiqua même pas quand j’arrivais au moment fatidique où j’annonçai son mec comme étant le mien. Mensonge bien entendu. Pour me sortir de cette situation délicate où j’étais verte de jalousie envers Nathan. Julie ne sourit pas. Je craignais de l’avoir vraiment mise en pétard. Mais il apparut que non. C’était sa propre situation qui la rendait ainsi. Elle tenait sa cuillère du bout des doigts et la fit caresser le fond de sa tasse, dans laquelle restait un fond du thé vert.

– C’est terminé avec zacharie.

– Pas à cause de moi j’espère ! Je m’horrifiai.

Julie secoua doucement la tête.

– Pas de cette facon soupira-t-elle.

– Julie, est-ce que ça va ?

Elle força un sourire et changea de sujet de conversation. Elle me demanda des nouvelles du boulot et me conseilla de ne pas prendre trop à cœur ce nouvel an sans le petit groupe. Dans un sens. Ce n’était pas plus mal : voir la copine de mon ex ? Très peu pour moi… Julie me salua. Quand elle referma la porte, je restai ainsi à la fixer. La nuit était tombée. Les lampadaires éclairaient les trottoirs. Je m’éloignais d’un pas lent. Je levai la tête sur la fenêtre du rez de chaussée de l’appartement de Julie. Elle lavait nos tasses, l’air las. J’eus le sentiment de revivre ma propre peine.

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